Collectif Iufm Grenoble Blog


APPEL DU 11 MAI 2011 – Du service de l’Etat républicain et de l’éthique pour un professeur
11 mai 2011, 14:53
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De fortes menaces pèsent actuellement sur la nature du métier d’enseignant. La compétence 1 « Agir en fonctionnaire de l’Etat, de façon éthique et responsable » va, pour la première fois, devenir un critère pour tous les concours d’enseignants. Il y a donc urgence à se mobiliser autour d’une réflexion sur la signification, l’usage et les dérives possibles de cette compétence. C’est à cette fin que le Collectif de l’IUFM de Grenoble a rédigé l’appel ci-dessous, que nous vous invitons à diffuser le plus largement possible. Nous vous proposons également de formuler (via le mail du collectif : collectif.iufmgrenoble@yahoo.fr) toute initiative pour donner une dimension nationale à ces interrogations.

Du service de l’Etat Républicain et de l’éthique pour un professeur

Sans qu’il soit possible de citer pour le moment une affaire officielle et publique, chaque enseignant, désormais, peut évoquer une circonstance professionnelle en laquelle la compétence 1, “Agir en fonctionnaire de l’Etat, de façon éthique et responsable”[1], a été brandie comme un rappel à l’ordre, la stigmatisation d’une faute, la menace d’une sanction pour manquement à un quelconque devoir professionnel.

La mention séparée et intimidante de cette première compétence semble déterminante pour objectiver une conscience professionnelle, jusque là cachée dans l’intériorité de chacun, comme si la conscience était située dorénavant dans l’esprit de l’employé supérieur, comme si le jugement, essentiel à l’exercice du métier de professeur, était devenu l’apanage d’un regard extérieur et institutionnellement hiérarchique. En énumérant une liste hétéroclite de devoirs détachés de l’acte d’enseigner, on juxtapose maximes de savoir-vivre et attentes pressantes d’un chef de service soucieux de l’image extérieure de l’établissement scolaire, c’est-à-dire que l’on définit l’agir professionnel en premier lieu par l’obéissance à la place de la puissance qui lui permet d’être effectif, de faire des choix pertinents.

Un tel usage détourne le sens premier de la compétence en rendant les termes de celle-ci tout à fait problématiques : le service de l’Etat se réduit alors à l’allégeance à un gouvernement éphémère tandis que la responsabilité éthique devient acceptation mécanique d’un ordre rendu arbitraire pour celui qui l’exécute[2].

Ces paradoxes sont porteurs de dangers pratiques que l’histoire politique et administrative de notre pays illustre fort douloureusement.

Nul ne peut entendre en cette évocation historique l’usage d’une rhétorique de propagande facile et offensant la mémoire, faite de rapprochements avec des actions monstrueuses éloignées de notre actualité, car chacun sait maintenant, par le travail des historiens, que c’est un certain rapport à l’Etat qui a rendu possible le fait que précisément la monstruosité ne fut plus un critère de refus et, du coup, qu’elle n’apparut plus comme monstrueuse.

C’est aujourd’hui ce type de rapport à l’Etat qui, loin d’avoir été critiqué par le passé, risque d’être posé comme norme du travail du professeur fonctionnaire !

On doit souligner, aussi, que ces paradoxes sont véhicules de confusions peu acceptables au sein d’une communauté dont la première mission consiste à exercer à la pensée rationnelle : il y a là le germe de contradictions que nous voudrions pointer afin de rassembler le maximum de personnels autour d’une véritable éthique, autour, aussi, d’un véritable service de l’Etat républicain. Il va de soi que cet appel prétend dépasser les divergences syndicales comme les niveaux de travail dans l’école, maternelle ou université.

Servir un Etat, par définition stable, c’est obéir à la volonté générale d’un Peuple, au regard de laquelle les dispositions particulières de tel ou tel gouvernement, de tel ou tel exécutif passager, ne sont au mieux que des moyens pour la concrétiser. Les moyens, quels qu’ils puissent être, ne sont ni admirables ni des fins en eux-mêmes : ils valent ce que valent leurs résultats et il serait contradictoire et, à terme, fort périlleux pour un Etat de droit de vouloir les sacraliser par une obéissance inconditionnelle, les soustrayant ainsi à l’évaluation régulière nécessaire qui, seule, donne son sens et sa place à un instrument.

C’est donc la volonté générale d’émancipation de chacun que, selon la fondation de l’Ecole, les professeurs ont pour mission de servir en instruisant ou, si l’expression  choque par trop la sensibilité des intentions novatrices, en éduquant chaque futur citoyen, quelle que soit son origine sociale ou ethnique. Le service d’un professeur de l’école publique est donc essentiellement celui de la transmission d’une culture réfléchie au plus grand nombre ; universelle en son objet comme en son adresse, elle ne saurait être inféodée à telle ou telle mode pédagogique, pas plus qu’à telle ou telle tendance politique qui, à l’évidence, ne peuvent, sans violence, engager le sort d’une génération nouvelle.

Du côté de l’éthique d’un professeur il faut, avant même toute prise de parti doctrinale, renchérir sur la lettre de l’intitulé de la compétence 1 en précisant qu’elle suppose l’existence d’une responsabilité professorale. Parler d’éthique, c’est requérir du côté de l’enseignant exécutant une capacité de répondre de ses actes, d’en être l’auteur, bref, ce que l’on appelle une conscience professionnelle. On peut  raisonnablement affirmer que celle-ci doit être développée par un travail de formation et de réflexion personnelle, ce que ne peut permettre un simple décret, d’où qu’il émane.

L’éthique d’un professeur peut-elle concerner autre chose que l’acte d’enseigner à des personnes qui ne savent pas encore ce qu’il importe de savoir pour devenir une personne de plein droit, tâche à la charge de personnes dont la maîtrise académique est certifiée et régulièrement contrôlée ? S’il faut parler d’éthique, alors c’est ce dénivelé entre personnes qu’il faut interroger pour qu’il ne donne pas lieu à des abus de pouvoir mais, au contraire, soit à la hauteur de sa promesse d’autonomie conquise par l’élève au terme de sa scolarité. Là encore, c’est à la signification de l’accès au savoir qu’il convient de former les professeurs, mais du point de vue, cette fois, de son importance pour la constitution d’une subjectivité humaine.

La déontologie du métier étant définie par des décrets et circulaires, dont l’application est garantie par la structure et le fonctionnement d’un établissement scolaire, au nom de quoi poser la première compétence comme un devoir particulier, un moyen de sélection dans les concours de recrutement, un critère de titularisation et d’avancement dans la carrière ? Il est impossible à cet égard de ne pas remarquer que l’explicitation officielle de cette compétence instrumentalise délibérément l’évidence immédiate des devoirs d’un métier afin de constituer l’image d’un professeur « aux ordres », toujours potentiellement répréhensible. Quel autre but poursuit-on ainsi, que l’installation pour l’enseignant d’un cadre de crainte, d’une atmosphère de menace, tous deux reconnus officiellement, par l’exemple tragique de certaines entreprises privées, destructeurs du travail commun comme de la vie individuelle des employés ?

Si, par contre, il s’agit, en la déclaration de cette compétence, d’expliciter les dimensions civique et morale de l’enseignement, alors la première compétence doit de toute urgence faire l’objet d’un débat national réunissant les partis politiques, les associations et syndicats de professeurs, les parents d’élèves. Sans une réelle formation pour la définir rigoureusement et pour la soutenir durablement, sa mention ne peut en effet conduire qu’à une soumission irresponsable et, comble du comble, inefficace pour les élèves : obéir à des règlements toujours fluctuants sans être en mesure d’être partie prenante de l’action entreprise c’est faire montre de docilité sans doute, mais en aucun cas être capable d’appréhender de manière réfléchie le bien des élèves et celui de la Nation.

Le collectif de l’IUFM de Grenoble appelle tous les acteurs de l’Education Nationale, y compris ceux amenés à se référer à cette compétence dans le cadre de leur service (formation, évaluation ou encore usage normatif dans le métier), à constituer des Assises Nationales pour que le service de l’Etat comme l’exigence éthique ne soient pas synonymes de servilité stérile et redoutable mais, bien au contraire, de conscience de ce que veut dire enseigner le meilleur à toutes et à tous. Cela, avant qu’il ne soit trop tard.

Grenoble, le 11 mai 2011


[1] Inaugurant la liste des 10 compétences censées aujourd’hui définir le métier de professeur (Bulletin Officiel n°29 du 22/07/2010).

[2] Il convient de rappeler le cadre légal de la Fonction Publique (Art. 28 de la Loi n°83.634 du 13/07/83) : “Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés”.



19 OCT 2010 – le Collectif soutient l’action des professeurs stagiaires
20 octobre 2010, 10:36
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Ce mardi 19 octobre, journée dense pour le Collectif de l’IUFM de Grenoble

1/ Présence bruyante et déterminée de l’IUFM dans la Manif. Comme à chaque fois, les anciens rejoignent le Collectif et apprennent aux nouveaux la chanson “ENSEIGNANT-VENTREBLEU” (la vidéo est accessible sur demande).

2/ AG à 14h30 où ont été discutés les points suivants :

a) La caisse de solidarité : mise en fonctionnement depuis un mois, elle a permis d’éviter que les retraits sur salaire n’entravent le droit de grève. Les principes de son fonctionnement sont les suivants :

  • la caisse est locale, limitée aux personnels du site géographique de Grenoble (site et siège)
  • l’anonymat des donneurs et des bénéficiaires est un principe fondamental (somme approximative versée par personne en liquide = 50 euros)
  • 2 personnes gèrent le fonctionnement de cette caisse  (Macha et François) sur leur temps de pause entre midi et deux
  • la caisse est abondée en continu et chaque personne gréviste demandant compensation peut le faire dès le lendemain de chaque jour de grève
  • toute personne solidaire de la grève peut abonder cette caisse

b) La compétence C1 “Agir en fonctionnaire de l’Etat de façon éthique et responsable” : suite à la démission de 8 membres du jury d’agrégation de philosophie et sachant que cette C1 fait aujourd’hui partie de tous les oraux de concours, il a été décidé de rédiger un argumentaire destiné à la profession, aux jurys de concours et plus largement à la communauté universitaire. Il a également été proposé par les syndicats présents de diffuser largement une note informative sur les droits et devoirs des enseignants fonctionnaires d’Etat.

c) L’AG s’est ensuite délocalisée vers l’amphithéâtre de l’IUFM afin de débrayer un cours magistral prévu pour les fonctionnaires stagiaires du premier degré (en ce moment dans les locaux de l’IUFM pour quelques semaines) : une centaine de fonctionnaires stagiaires ont pu faire part des difficultés vécues depuis leur prise de fonction, tant sur le plan pédagogique que sur le plan institutionnel (conditions de titularisation peu claires, peur de se mettre en grève, …). Ils déplorent le manque de formation tout court et l’inadéquation entre le peu de formation commanditée par l’inspection à l’IUFM, et leurs besoins pressants (aussi bien de prise de recul théorique que d’outils pratiques). Ils décident alors sur le champ de s’organiser en AG des professeurs de écoles stagiaires afin de faire remonter à l ‘Inspection la lettre ci-dessous, votée à l’unanimité, qu’ils demandent au Collectif de diffuser (en plus de sa diffusion sur la liste nationale des professeurs des écoles stagiaires : pes-primaire@precarite.org).

19/10/2010  A Grenoble, 80 personnes présentes

AG de Professeurs des Ecoles Stagiaires

Objet : demandes à l’intention de Madame l’Inspectrice d’Académie.

Après avoir fait le constat d’une entrée dans le métier difficile, les PE Stagiaires de l’Isère réunis en assemblée générale, demandent à l’unanimité :

  • Une formation supplémentaire en cours d’année adaptée à nos besoins spécifiques de terrain.
  • La mise en place d’un temps de décharge hebdomadaire, avec une personne ressource, consacré à la préparation et à la formation.
  • Des conditions de validation transparentes.

Les Professeurs des écoles stagiaires de l’Isère.



Tout (re)commence en Mai : motion de l’AG unitaire CNFDE, FCPE, SLU, CNU du 10 avril 2010
13 avril 2010, 12:49
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Nous n’acceptons pas…

Nous, parents d’élèves, étudiants, enseignants du premier, du second degré et du supérieur, formateurs et enseignants des IUFM et des UFR, BIATOSS, chercheurs, réunis en assemblée générale unitaire ce 10 avril, n’acceptons pas une politique destinée à détruire jusqu’à l’idée même de service public de l’Éducation et à faire de la formation et l’éducation des marchandises.

Cette attaque contre l’éducation s’inscrit également dans une entreprise de casse du travail qui frappe aussi bien le privé que tous les secteurs du public : santé, recherche, justice, culture, pôle emploi.

Nous n’acceptons pas que l’idéologie managériale étende sans cesse son empire, avec les conséquences que l’on sait (exemple de France Télécom notamment).

Ensemble contre la destruction de l’Éducation nationale,
de la maternelle à l’université

Nous continuons à refuser l’opération de casse de l’Éducation nationale baptisée « mastérisation ». Nous affirmons à nouveau, avec la quasi-totalité des syndicats, des associations, des sociétés savantes et un très grand nombre de conseils d’UFR, de conseils centraux d’universités, que nous n’acceptons pas que, sous prétexte d’économies, mais en réalité pour privatiser et marchandiser le savoir, on sabote irrémédiablement la formation des enseignants, que l’on tue les IUFM, les formations à la recherche, que l’on contraigne les nouveaux enseignants à prendre en charge des classes à temps plein dès la première année, sans véritable formation, et que l’on dénature les concours de recrutement, compromettant ainsi durablement la qualité de l’enseignement.

Au moment où le ministre réunit des  « États généraux de la sécurité à l’École »,

  • il organise en même temps les conditions nécessaires au développement de l’insécurité pour 1,6 millions d’élèves, leurs enseignants-stagiaires non formés, premières victimes de cette réforme, et les établissements où ils seront affectés,
  • Il organise une managérialisation de la gestion des établissements et des personnels, qui déstabilise la situation des agents titulaires et généralise la précarité.

Nous réaffirmons, avec les 80 000 signataires de la pétition nationale, qu’enseigner est un métier qui s’apprend et que la formation des enseignants est un investissement indispensable à l’avenir du pays.

Ce que nous exigeons, dès 2010-2011

Nous exigeons, dès 2010-2011 que :

  • Les décrets de juillet 2009 soient abrogés et la réforme abandonnée
  • Les nouveaux enseignants n’effectuent qu’un tiers de leur service de référence et bénéficient d’une véritable formation au métier pendant les deux tiers restants,
  • On puisse s’inscrire au concours de professeur des écoles et au CAPES avec une licence, à l’agrégation avec une première année de Master,
  • Soit réaffirmé le rôle central des IUFM, et le rôle des maîtres-formateurs (détenteurs d’une certification) dans la formation des futurs enseignants,
  • Soient restitués les 16 000 postes supprimés dans l’Éducation nationale,
  • Le recrutement de non-titulaires soit arrêté,
  • La préparation aux concours et une vraie année de formation après le concours soient reconnues par une équivalence de Master,
  • Le calendrier actuel et le contenu des concours de recrutement soient maintenus,
  • La préservation, la conservation, l’entretien et le développement de l’intégralité du patrimoine public de l’Éducation nationale soient assurés de façon pérenne,
  • Soient abandonnées les réformes qui attaquent le premier degré (évaluations nationales, suppression des RASED, réduction du temps scolaire, aide personnalisée, stages de remise à niveau, risque de mise en place des EPEP),
  • Soit abandonnée la réforme des lycées, en préparation pour la prochaine rentrée, qui entraîne la diminution des Dotations Horaires Globales, l’augmentation des heures supplémentaires au détriment des heures postes, la précarisation de la fonction de professeur (stagiaires, contractuels), le dévoiement des savoirs enseignés au profit de pseudo compétences de pré-professionnalisation, l’arbitrage sur les DHG à l’échelle des établissements, générateur de conflits entre les disciplines et de concurrence entre les établissements.

Nous ne participerons pas à la mise en œuvre de ces mesures et nous nous y opposerons, jusqu’à l’abrogation des décrets et à l’abandon de la réforme. Nous ne contribuerons ni à la mise en place pour des étudiants de stages en responsabilité qui ne sont que des emplois précaires déguisés, ni à un « compagnonnage » sans moyens et sans ambition, ni à la confection de masters au rabais, ni à la préparation des concours.

Aujourd’hui, contribuer à la destruction de l’Éducation nationale ne saurait faire partie des obligations de service,  « Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable », c’est garantir la qualité du service public contre l’acharnement idéologique dont il est victime.

Nous soutiendrons solidairement tout personnel en butte à des pressions hiérarchiques et à des mesures de rétorsion disciplinaires ou autres, pour faits de résistance à la destruction de l’Éducation nationale, de la maternelle à l’université.

Tout (re)commence en mai

Nous appelons tous les citoyens, étudiants, stagiaires, parents, enseignants, BIATOSS, de la maternelle à l’université, tous les syndicats à se mobiliser pour que ces « réformes » soient définitivement rejetées.

Nous appelons à un mot d’ordre unitaire de toutes les organisations syndicales pour le retrait immédiat de ces « réformes » qui devra permettre de les balayer.

Nous appelons tous les personnels à œuvrer dans le sens d’une grève reconductible dès le mois de mai.

Nous nous réunirons à nouveau le samedi 15 mai pour faire ensemble un nouveau bilan d’étape, élargir et renforcer les moyens d’action. Nous proposons dès maintenant à tous ceux qui sont prêts à se battre pour défendre l’Éducation nationale des pistes pour entrer dès maintenant dans l’action :

  • Nous proposons de réfléchir dès aujourd’hui à la possibilité de mettre en place une grève des examens et un blocage des concours de recrutement si le ministère s’obstinait à les organiser en automne.
  • Nous appelons à organiser et à animer des assemblées générales unitaires et transversales de villes et d’arrondissement, pour développer et coordonner localement des luttes de la maternelle à l’université.
  • Nous recommandons d’imaginer des actions visibles : Nuit des écoles/universités/IUFM,    marches nocturnes, pique-niques, etc., selon les possibilités locales.
  • Nous soutiendrons toutes les actions de refus collectif d’être tuteur et d’organiser, d’encadrer ou d’évaluer des stages en responsabilité avant les concours.
  • Nous coordonnerons les différents mouvements en cours dans l’Éducation nationale : interconnexion des listes de diffusion et des sites Internet (CNU, SLU, CNFDE, syndicats, AG locales, Appel des appels, etc.), liens entre les collectifs de pilotage.
  • Nous proposons de préparer une grève nationale par des actions coordonnées de grève par roulement (une journée) et de « grève marchante » (les grévistes d’un établissement vont à la rencontre des établissements voisins).
  • Nous recommandons de s’opposer partout à la remontée des maquettes de masters « enseignement » et d’imposer la transparence dans les établissements sur leur élaboration.
  • La pétition « 100 000 voix pour la formation des enseignants », qui dépasse aujourd’hui les 80 000 signatures, doit être complétée rapidement et sa remise au ministère donnera lieu à une action médiatisée.
  • Nous appelons tous les jurys de concours à adopter des motions condamnant la réforme, à l’instar du jury du CAPES d’histoire-géographie.

La présente motion est destinée à être largement diffusée et à servir d’appui dans les conseils et les différentes instances pour appuyer les motions et les propositions d’action.



Le collectif IUFM de Grenoble interpelle la communauté universitaire sur la mastérisation
26 mars 2010, 18:39
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Les formateurs du Collectif de l’IUFM de Grenoble

à

La communauté universitaire de l’académie de Grenoble

Objet : Lettre ouverte sur la « Mastérisation » et les conséquences de nos décisions

Chers collègues,

La réforme de la formation des maîtres, à laquelle l’ensemble de la communauté universitaire s’est opposé, prend concrètement forme, aujourd’hui, avec la réalisation des maquettes de masters. En tant que formateurs – universitaires, enseignants issus du premier ou du second degré – engagés dans la formation des maîtres, nous avons analysé avec précision les propositions de maquettes et nous jugeons important, à cette étape du processus, de nous adresser ouvertement à vous pour vous faire part de notre analyse du contenu et des effets de cette réforme.

Sans remettre en cause le travail et l’implication des collègues qui ont participé à l’élaboration de ces maquettes, force est de constater qu’elles sont inacceptables, parce que, contrairement aux discours ministériels, l’organisation des enseignements et les volumes de formation qu’elles proposent ne permettront ni une préparation aux concours, ni une préparation à l’entrée dans le métier d’enseignant. Doublement insatisfaisantes, ces maquettes de master mèneront les étudiants dans une impasse.

Sur le seul aspect de la professionnalisation, la disparition de l’actuelle alternance dans l’année de stage qui suit l’obtention du concours – CRPE ou CAPES –, alternance qui s’étale sur un an et propose des rythmes permettant une réelle formation des stagiaires, annonce un futur désastre dans de nombreuses classes :

  • difficultés attendues pour de nombreux étudiants placés en situation de remplacer pendant le stage « 108 heures » les fonctionnaires stagiaires qui auront obtenu le concours l’année précédente ;
  • désastre pour des enseignants non formés, qui, pour l’essentiel, devront trouver eux-mêmes (et en eux-mêmes) des solutions à des situations qu’ils ne sauront pas gérer professionnellement ;
  • désastre pour des élèves qui seront les sacrifiés de cette réforme.

Et personne ne peut aujourd’hui invoquer un rattrapage ultérieur de ce désastre puisque la formation continuée sera quasiment inexistante et faite hors temps de service, comme le préconise le projet d’arrêté de mars 2010 dénoncé vigoureusement par La CPU du 18 mars 2010.

Une professionnalisation démantelée :

Les maquettes actuelles prévoient la disparition pure et simple de 50% (en PE) à 65 à 85% (en PLC) des formations non strictement disciplinaires préparant les futurs enseignants

Le stage « 108 heures » ne peut pas être considéré comme un outil de formation, pour trois raisons :

  • il est trop restreint (actuellement, un stagiaire PLC2 en fait environ le double et un stagiaire PE2 exactement le triple)
  • l’étudiant de M2 remplacera un fonctionnaire stagiaire… non formé, ce qui accroît les difficultés quant à la prise en charge de la classe
  • son organisation groupée sur quelques semaines interdit tout processus d’analyse réflexive par aller-retour théorie-pratique.

Le téléscopage de logiques incompatibles :

Etant donné la place des concours (en début de M2) et la sélection prévue entre le M1 et le M2 dans ces maquettes, un nombre important d’admissibles aux concours ne seront pas admis en M2 : ainsi, sur l’académie, en PE, il y aura l’an prochain environ 600 admissibles pour 400 places en M2 , cela signifie que dans le meilleur des cas seulement 2/3 des admissibles  pourront suivre un M2… Que vont faire les autres ?

Pour la très grande majorité des étudiants, mener de front préparation au concours, obtention d’un master et entrée dans le métier sera tout simplement impossible et nous pouvons déjà avancer l’hypothèse que nombre d’entre eux, contraints de mener successivement ces différents aspects de leur formation, auront besoin d’une année supplémentaire, ce qui accroîtra d’autant la durée de leur cursus et pénalisera financièrement les familles les plus modestes.

A très court terme, la préparation à la prochaine session des concours relève de la mission impossible puisqu’il faudrait que cette préparation ait lieu… l’été ! Certaines UFR ont déjà annoncé leur décision de ne pas organiser de prépa CAPES pour la session de novembre 2010.

Nous avancions l’idée, depuis plus d’une année, que cette réforme était impossible à mettre en place parce qu’elle supposait d’articuler sur deux ans réussite au concours, réussite au Master et préparation au métier. Nous le vérifions clairement aujourd’hui.

Alors que les échéances se rapprochent, nous devons nous positionner collectivement :

  • en dénonçant clairement les discours ministériels : non, la formation des maîtres ne sera pas améliorée ; non, l’alternance ne sera pas renforcée ; non, les conditions d’entrée dans le métier ne seront pas « optimisées » !
  • en refusant la casse des statuts de la fonction publique (les reçus-collés étant recrutés sans concours et donc sans garanties statutaires) et la destruction progressive du service public de l’école ;
  • en refusant qu’une école sans maîtres réellement formés ne devienne, plus encore qu’aujourd’hui, le lieu de la sélection sociale.

Loin d’être isolée, la communauté universitaire peut s’appuyer aujourd’hui sur des soutiens convergents qui émanent de l’ensemble des usagers de l’école :

- la FSU, principale fédération de syndicats d’enseignants, dans un communiqué Snesup en date du 7 mars, « estime que la bataille doit se poursuivre. Elle continue de demander l’abandon de la réforme, le retrait des textes d’application concernant la formation et la remise à plat de l’ensemble de cette réforme ;

-  elle appelle les collègues des universités à ne pas proposer de formations de Master se soumettant aux injonctions ministérielles incompatibles avec une formation de qualité des enseignants. Elle exige dans le prolongement de l’année de transition, la révision du calendrier des concours 2011 » ;

-  la principale fédération de parents d’élèves, la FCPE, dans une lettre adressée le 17 mars au premier ministre et au président de la République, demande l’abandon de la réforme ;

-  de nombreux enseignants du premier et du second degré refusent d’être tuteurs, compte tenu des conditions de stage. Des appels nationaux se font jour dans ce sens. Enseigner est un métier, former des enseignants l’est tout autant !

Devant une telle analyse, unanimement partagée, des effets néfastes de cette réforme, l’Université va-t-elle enclencher ce processus destructeur de l’école publique en France ? Pouvons-nous accepter de mettre en place ce que nous jugeons professionnellement infaisable et éthiquement inacceptable ?

Sommes-nous obligés de nous précipiter et d’hypothéquer ainsi pour longtemps tout autre projet ?

le 25 mars 2010



VENDREDI 12 MARS : SOLIDAIRES DANS L’ACTION !
5 mars 2010, 14:56
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Appel inter-syndical à la grève nationale le vendredi 12 mars pour en finir avec la politique éducative dévastatrice de Sarkosy-Chatel-Pécresse (suppression massive de postes, remise en question de l’éducation prioritaire, casse du service public d’orientation, dégradation des conditions de travail, suppression de la formation des maîtres, précarisation des métiers de l’éducation,…)

En cette occasion d’action printanière, le cOllectif de l’IUFM de Grenoble vous invite à partager un pique-nique informatif au foyer de l’IUFM (12-14h)

Info et débat sur ce qu’il se passe actuellement et ce qu’il va se passer l’an prochain :

  • pour vous, PLC1 et PE1, si vous avez le concours, si vous ne l’avez pas
  • pour vous, étudiants de Licence
  • pour vous, PE2 et PLC2
  • pour vous, administratifs de l’IUFM
  • pour vous, formateurs de l’IUFM, si vous êtes maquettés, si vous ne l’êtes pas
  • pour vous, collègues des UFR, si vous êtes maquettant, si vous ne l’êtes pas

Levons les coudes et serrons-nous les… Chacun amène ce qu’il veut et ceux qui le souhaitent partiront ensuite ensemble à la manif !



Programme du 21 janvier à l’iufm de Grenoble
20 janvier 2010, 16:00
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Pour la journée de grève et de mobilisation nationale du 21 janvier, deux temps de débat sont prévus  à l’IUFM de Grenoble :

  • 10h-12h (salle B 203) : invitation de tous les formateurs à débattre sur les positions à tenir localement en ce qui concerne les groupes de travail sur la mastérisation.
  • 12h-13h30 (amphi) : AG de tous les personnels de l’éducation nationale (étudiants,  formateurs, universitaires, Iatos, enseignants en poste, stagiaires…) sur la réforme de la formation des enseignants et ses rapports avec la défense des services publics.

Départ prévu à 13h45 de l’IUFM pour rejoindre le cortège de la manif à 14heures à la gare.

La CDIUFM, les syndicats, les associations professionnelles et de parents d’élèves, 28 CA des universités, les sociétés savantes et même notre VP CEVU la semaine dernière, déclarent que cette réforme est impossible, tant pour les étudiants voulant devenir enseignants que pour les composantes universitaires elles-mêmes. Pourquoi le gouvernement tient-il tant à cette réforme ? Comment s’y opposer si la majorité la juge néfaste ? Dans les universités grenobloises des groupes de travail commencent à se mettre en place sur les projets de masters. Faut-il refuser d’y participer ? Y aller pour faire face ou sauver les meubles ? Peut-on encore résister, voir par exemple la dernière Newsletter de SLU ? Ces questions sont dans les têtes de tous ceux que la formation des futurs enseignants concerne, que le sort de leurs futurs élèves préoccupe, que l’avenir du service public d’éducation inquiète. Débattons-en ensemble pour rester unis lors de ce jeudi 21 janvier.

DERNIERE MINUTE : signez au plus vite la pétition nationale “100 000 voix pour la formation des enseignants”,  votation publique proposée par la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants pour continuer la lutte en fédérant tous les défenseurs de l’école publique !

Le COllectif vous souhaite une belle année mouvementée !



Motion votée en AG le 15/12/09 avec ses média : photos, vidéo et presse
15 décembre 2009, 15:24
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L’AG tenue à l’IUFM de Grenoble lors de la mobilisation du 15 décembre 2009 appelée par 19 organisations syndicales et associatives et réunissant plus largement le Collectif de l’IUFM, des enseignants du primaire et du second degré, des formateurs, des BIATOS, des étudiants, des enseignants du supérieur, des stagiaires actuellement en formation, Sud Education et des associations complémentaires de l’école publique

réaffirme son attachement à :

  • une véritable formation professionnelle initiale et continue des enseignants,
  • un réel service public d’éducation pour tous sur tout le territoire et le maintien des statuts de la Fonction Publique d’Etat,

demande :

  • l’abrogation des décrets de juillet 2009 et des textes d’application,
  • des postes à hauteur des besoins.

L’AG demande que les organisations syndicales et la CNFDE appellent à une grève et à une mobilisation unitaire et interprofessionnelle pour la défense de l’école et de ses valeurs, pour la défense de la formation professionnelle publique des enseignants, et plus généralement pour la défense de la Fonction Publique.

Elle appelle les enseignants du primaire et du secondaire à s’organiser en AG par bassin, et à mobiliser les parents d’élèves largement sur un week-end.

Elle appelle l’ensemble des enseignants des UFR et des IUFM à se réunir dès janvier afin de préparer le boycott de l’élaboration des parcours ou maquettes de master destinés aux futurs enseignants.

Elle appelle les personnels des IUFM à poursuivre leur campagne d’information envers les étudiants et stagiaires : un texte devrait être lu au début de chaque cours.

Elle soutient les personnes en résistance pédagogique.

——————- Quelques média de cette journée ———————–

Le matin : Avant l’AG, conférence décapante sur “l’effet pervers de la soumission en acte” par Florian Delmas (MCF en pychologie sociale à l’UPMF de Grenoble)… Quelques photo :

En fin de matinée : conférence de presse (cliquer sur l’article du Dauphiné Libéré du 16/12/09 pour le lire)

France 3 diffuse un reportage fait ce jour à l’IUFM de Bonneville, et nous invite sur son plateau à 19h00… Edition du 15 décembre (19/20 : voir la vidéo)

Le soir : rassemblement en chanson place Félix Poulat puis sur le marché de Noël…
Grenews nous a suivi (cliquer ici pour voir la vidéo)



GREVE DU 15/12/09 : Refuser de faire soi-même son malheur et celui des générations futures
11 décembre 2009, 16:03
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Pour demander l’abandon de la réforme de mastérisation, étudiants, enseignants, parents d’élèves, élus et média sont attendus le mardi 15 décembre à l’IUFM de Grenoble dès 8h00 et centre ville de Grenoble dès 16h30 (Place Félix Poulat).

Programme de la journée :

  • 8h-9h : tous à l’IUFM pour débrayer, tracter, bloquer, discuter, boire le café, se réchauffer tant qu’il y a de la lumière…
  • 9h-12h : tous dans l’amphi de l’IUFM pour un joyeux moment démocratique à visée maïeutique ou thérapeutique. Après un rapide point d’infos, et avant la rituelle complainte de l’AG qui se poursuivra à 11 heures, vous êtes tous conviés dès 9h30 pour une conférence libre, gratuite, laïque et unique du Dr Delmas. Que vous soyez simplement intellectuellement curieux, atteints de schizophrénie de conduction ou proche de la névrose expérimentale, cette conférence de psychologie sociale appliquée au contexte actuel vous surprendra : effet cathartique garanti !

Programme détaillé :

  • 9h-9h30 : Point d’informations sur les dernières annonces concernant la mastérisation.
  • 9h30-10h30 : L’effet pervers de la soumission en acte. Petite conférence de contre-manipulation à l’usage des honnêtes gens : de la dissonance cognitive à la théorie de l’engagement, en passant par la soumission à l’autorité ou la résignation acquise [Florian Delmas, Maître de Conférences en psychologie sociale à l'UPMF].
  • 10h30-11h : Débat pour réfléchir, au-delà de nos opinions, aux effets de nos engagements librement consentis dans le travail.
  • 11h-12h : AG suivie d’un vin chaud de Noël.
  • 14h-16h : Ceux qui le souhaitent préparent dans le hall B les pancartes, slogans, tracts, lip-dub, freezing, criée, ronde… pour le rassemblement unitaire de 16h30 centre ville avec nos collègues du primaire et du secondaire.
  • 16h30 : Rassemblement place Félix Poulat pour informer et interpeler la population sur les effets de la mastérisation.

LETTRE OUVERTE AUX FORMATEURS DE L’IUFM

Cher(e) collègue formateur,

La lettre de cadrage transmise par notre Ministre se place sous le signe d’une volonté d’amélioration de la formation professionnelle des professeurs. Or, elle ne dit rien sur la formation existante, l’Iufm n’étant même pas nommé. « Améliorer » reste pour le moment dans la langue française, non encore réformée par M. Luc Chatel, un verbe comparatif qui suppose, pour être compris, la mise en regard de deux propositions, la moins bonne d’un côté, la meilleure de l’autre : ce qui disparaît donc, dans la lettre de cadrage, c’est tout notre travail, comme s’il était bien connu qu’il déméritât si gravement qu’il fût inconvenant de le mentionner.

C’est donc tous nos efforts en cours qui se voient rejetés, sans raisons, sans aucune considération, sans phrases. Il n’y a pas là seulement du mépris, il y a la négation de ce que nous sommes : la question se pose alors de savoir si nous pouvons continuer à faire comme si de rien n’était, et de faire au fond comme si nous n’étions rien.

Tel est pour nous le sens de la journée du 15 décembre. Nous avons à nous prononcer, non pas sur nos options politiques personnelles, mais bel et bien sur la réalité du métier que nous exerçons, ici et maintenant : a-t-il une réalité ou bien le suivi de formation que nous effectuons est-il dépourvu d’efficacité, l’évaluation que nous allons proposer pour chaque stagiaire est-elle parfaitement arbitraire, nulle et non avenue, le salaire que nous percevons pour cette tâche quasiment clandestine est-il comme une escroquerie, un vol délibéré dont les citoyens sont victimes ?

C’est de ces questions que le coup de force de M. Luc Chatel nous contraint de débattre entre nous, mardi, puisque, aussi bien, nous avons jusqu’ici largement discuté, lorsque l’ordre de mission nous parvenait, de la mise en place de telle ou telle réforme : cette obligation supposait que nous avions quelque idée de la formation des maîtres de demain et que cette Idée méritait d’être publiquement réfléchie et argumentée ; comment pourrait-il en être autrement aujourd’hui, avons-nous cessé d’être porteurs d’une exigence pour l’école, et en ce cas, qu’est-ce qui peut justifier notre présence et notre action jusqu’au mois de juin ?

Jean-Pierre Carlet, IUFM de Grenoble, le 11 décembre 2009



GREVE DU 15/12/09 : TRACTS A DIFFUSER (parents, écoles, collèges, lycées, universités, mairies…)
10 décembre 2009, 18:40
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Afin de mobiliser largement pour la journée du 15/12, deux tracts à utiliser sans modération :

Le programme du 15 sera en ligne demain, vendredi… Mais préparons-nous à nous lever tôt !

Bonne nuit ;-)



Motion et belle mobilisation de l’IUFM de Grenoble le 24 novembre 2009
25 novembre 2009, 16:44
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Cette journée de mobilisation nationale a permis aux étudiants, stagiaires et personnels de l’IUFM de Grenoble de débattre en AG des diverses positions sur la mastérisation, de l’historique de leur construction jusqu’aux déclarations récentes parues depuis la présentation ministérielle du 13 novembre : CPU, SLU, SNPI-FSU, CD-IUFM A la suite des Assises régionales tenues à Grenoble le 21/10 (dont le Manifeste est téléchargeable dans le menu de gauche), nous avons pu analyser ensemble une nouvelle fois les effets négatifs de la mastérisation sur l’ensemble de l’école publique, et rédiger la motion ci-dessous, appelant à ne participer d’aucune manière à la mise en place de cette réforme.

Motion de l’IUFM de Grenoble

Les étudiants, stagiaires et tous les personnels de l’IUFM de Grenoble réunis en AG le mardi 24 novembre 2009

considèrent :

-  que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants constitue  une attaque frontale contre l’ensemble de l’Ecole,
-  que la réforme proposée prend en otage les élèves, les étudiants actuellement en Licence et les stagiaires au nom d’une privatisation du Bien Public, sous couvert d’économies budgétaires,

réaffirment :

-  leur attachement à un réel service public d’éducation pour tous et sur tout le territoire,
-  leur attachement à une véritable formation professionnelle initiale et continue des enseignants,
-  leur opposition aux décisions ministérielles présentées les 13 et 18 novembre 2009,

demandent :

-  l’abrogation des décrets de juillet 2009 et l’abandon de cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Une toute autre réforme est nécessaire, avec un temps de formation augmenté,
-  des postes à la hauteur des besoins,
-  le maintien des statuts de la fonction publique et une véritable revalorisation salariale,

et appellent les personnels de l’Education Nationale à ne pas appliquer cette réforme, à ne pas participer à sa mise en place et à s’y opposer par tous les moyens administratifs et pédagogiques en leur possession. Il revient aux partisans de la réforme d’en être ouvertement les artisans.

Motion votée à l’unanimité, le 24/11/2009

Un cortège IUFM dense s’est ensuite rendu à la manifestation, où placé en tête de cortège, il a pu faire entendre haut et fort ses revendications sur la formation des enseignants, et scander régulièrement son chant désormais bien connu des Allobroges : “Ventre bleu En-Sei-Gnant” (téléchargeable dans le menu gauche en mp3, si vous souhaitez le réviser !). Des collègues de toute l’académie et d’anciens stagiaires aujourd’hui en postes sont venus grossir les rangs enthousiastes des nouveaux PE et PLC… Belle énergie !

Pour obtenir la compétence “je sais cliquer” du C2i2e (ou “je sais piquer des supports multi-média sur le web”), quelques supports :

- Journal France3 du 24/11 : http://jt.france3.fr

- Quelques photos souvenirs :




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